Looking for an outer world

Je viens de terminer un petit vidéo expérimental pour la pièce Looking for an outer world, parue sur l’album ART PLASTIQUE en septembre dernier.

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Terrains Vagues

Terrains vagues est un spectacle interdisciplinaire où se rencontrent musique électroacoustique, art vidéo et danse contemporaine. La structure est sujette à l’improvisation et diffère légèrement à chaque représentation. Le vidéaste François Pedneault utilise les vibrations sonores en direct et leurs effets sur l’eau comme matière première pour la projection vidéo. Du côté de la musique, Claude Périard diffuse une composition électroacoustique, dont le signal audio agit analogiquement sur l’éclairage scénique ainsi que sur les glitchs vidéo, et ajoute des couches sonores en direct. Kim Sanh Chau quant à elle implémente la corporalité dans le paysage audiovisuel, une présence humaine protagoniste dans la froideur multimédia, en interaction avec le son et l’image, et qui permet l’identification au spectateur-trice.

Univers poétique

Le mot « utopie » provient du mot grec topos, qui signifie lieu. L’utopie est donc un lieu imaginaire. Supposons qu’on peut créer une telle utopie de toutes pièces par l’orchestration de divers médias. Terrains vagues explore trois lieux sonores distincts :   1. Plage blanche, 2. Chambre noire, et 3. Zone grise. Le blanc et le noir additionnés donnent le gris. C’est le modèle dialectique : position, opposition, composition. La pièce, qui se veut un voyage à travers des univers oniriques, met en opposition des sons liquides/aquatiques et des sons électroniques, comme métaphore de la société liquide (Zygmunt Bauman), où circulent des flux incessants. Aussi, l’eau est symbole de l’origine de la vie; ainsi sa mise en contraste avec l’électronique évoque cette époque hypertechnologique de l’humanité. Les inondations à venir rappellent aussi que l’eau possède une force incroyable qui peut détruire autant des infrastructures que des dispositifs électroniques, comme deux forces antagonistes, dont la réunion comporte une menace de l’ordre du sublime. Paradoxalement, notre électricité est produite par l’eau! Bref, il s’agit de la mise en scène d’un paysage fictif, d’un environnement imaginaire construit au moyen de projections : projection sonore, projection vidéo, projection mentale. Si l’image et le son concourent à camper le décor et l’espace, la danseuse agit ici à titre d’unique protagoniste de l’univers poétique, d’unique représentation de la présence humaine, et permet ainsi le processus d’identification aux spectateurs.

Représentations

La Plante (27 octobre 2017), festival Passerelle840 (mars 2018), festival Phénomena (octobre 2018), Code d’Accès (2019)